© 2023 by Name of Site. Proudly created with Wix.com

Soins aux oiseaux : les premiers gestes et les bons réflexes à adopter.

Qu’on se le dise : tous les vétérinaires ne connaissent pas bien les oiseaux, et les très bons spécialistes sont souvent sur-bookés lorsque l’on a le plus besoin d’eux. Face à un oiseau malade ou mal en point, il est souvent nécessaire de patienter avant que celui-ci puisse parvenir jusque dans les mains d’un professionnel compétent. Il convient donc d’adopter soi-même des gestes pour mettre en sécurité l’oiseau et optimiser ses chances de survie. Car malheureusement, même si oiseau est simplement malade, son pronostic vital est engagé dans la majeure partie des cas.

1) Observer avec la plus grande attention.

La première capacité à développer en présence des oiseaux est l’observation. Simplement, être calme et regarder l’oiseau. Au quotidien il est possible de s’initier soi-même à être attentif aux comportements des oiseaux : il suffit de les observer où l’on se trouve ! A force d’habitude, on remarque quels sont les comportements normaux de ceux qui ne le sont pas.

Un oiseau sain est vif, les yeux sont secs, le bec est symétrique, le plumage est lisse, il n’est pas ébouriffé ou souillé de fientes, l’oiseau se tient sur ses pattes, sa démarche est normale, il s’alimente et tend à aller vers ses congénères (s’il s’agit d’une espèce sociale).

Plusieurs détails peuvent nous alerter, ces symptômes peuvent être observés séparément ou être additionnés selon la pathologie de l’animal :

-l’oiseau est prostré, le plumage ébouriffé, il ne réagit pas ou peu à notre approche

-il secoue la tête, éternue, sa respiration est sifflante, il respire bec ouvert

-il a le derrière souillé (principalement autour du cloaque)

-ses fientes sont très liquides, aqueuses, de couleur vive (vert clair, jaune) ou au contraire très noires (présence de sang dans les fientes)

-des fientes fraîches contiennent des vers vivants ou morts

-une de ses ailes semble plus basse que l’autre, ou traîne au sol

-il présente une boiterie, une blessure quelconque

-il a des troubles de l’équilibre, tourne sur lui-même, rejette sa tête en arrière...

Selon la taille et l’espèce de l’oiseau, il peut être intéressant d’observer le bréchet. Il s’agit de l’os qui correspond au prolongement du sternum chez l’oiseau et qui porte de part et d’autre les muscles pectoraux indispensables au vol. Il y a donc une chair bien présente et répartie symétriquement de chaque côté de cet os. Lorsque l’oiseau est malade, dans bien des cas, celui-ci perd du poids, et cette perte de poids se traduit souvent par une fonte musculaire avec un bréchet qui devient progressivement saillant.

Noter ces symptômes et décrire au maximum le comportement de l’oiseau avec précision permet d’aider le vétérinaire à établir son diagnostic. Plus la description et l’observation sera précise, plus le diagnostic sera précis et le traitement adapté.

2) Mettre l’oiseau en sécurité.

S’il s’agit d’un oiseau domestique : le mettre dans une cage ou une caisse de transport (type caisse à chat) avec un linge sur la cage, de l’eau et de la nourriture à disposition. Comme fond de cage le plus simple est de disposer du papier journal ou essuie tout pouvant se changer en un clin d’oeil plusieurs fois par jour si nécessaire. Un papier comme fond de cage permet aussi d’identifier correctement les fientes et d’observer d’éventuelles anomalies. L’oiseau doit être placé au calme et à l’abri des bruits, courants d’air, autres animaux...

Mettre une source de chaleur peut être un plus car un oiseau malade peut facilement souffrir d’hypothermie. On installe alors une lampe chauffante à côté de la cage, en prenant garde à ce que l’oiseau ne se brûle pas, ne se déshydrate pas ou ne soit pas déranger par une lumière trop vive. Il existe des lampes infrarouges pour les poussins qui peuvent s’adapter à de nombreux supports. Si l’on ne dispose pas de ce type de matériel, on peut simplement rapprocher la cage d’un radiateur. Une température comprise entre 20 et 25 °c peut déjà largement soulager un oiseau adulte fatigué. Pour un oisillon complètement nu, sans plume, la température doit être beaucoup plus élevée (autour de 30°C minimum).

En cas de problème respiratoire et d’une atmosphère trop sèche liée au chauffage de la pièce, l’air de celle-ci peut être humidifié à l’aide d’un humidificateur d’air. On en trouve pour rien du tout destinés à l’humidification des chambres pour bébés. Sinon des linges humides peuvent permettre d’augmenter l’humidité (à ne pas mettre en contact direct avec l’oiseau !).

D’autres alternatives pour le chauffage existent, dont certaines qui ont l’avantage de moins jouer sur l’humidité de la pièce. Par exemple, en utilisant une bouillotte (à changer régulièrement) : bouteille d’eau chaude enveloppée dans une chaussette ou gant de toilette rempli de riz sec que l’on passe au micro-onde.

Il est également possible d’utiliser un petit tapis chauffant à brancher sur le secteur. Il en existe notamment pour les reptiles, à installer dans les terrariums. Relié à un thermostat, il permet d’ajuster la température très facilement tout en assurant la plus grande sécurité possible pour l’oiseau.

S’il s’agit d’un oiseau sauvage : le mettre dans un carton ! Impérativement. Car il pourrait paniquer et se blesser mortellement dans une cage. Pour ce cas particulier, éviter le plus possible la manipulation et appeler le centre de soins pour la faune sauvage le plus proche de chez vous, la plupart sont référencés sur le site de l’Union Française des Centres de Sauvegarde de la Faune Française : http://www.ufcs.fr/

3) Prendre contact avec son vétérinaire.

Votre oiseau n’est pas en forme, vous l’avez observé attentivement et mis de côté pour assurer sa sécurité... Il ne vous reste plus qu’à souffler, conserver votre sang froid et appeler votre vétérinaire pour convenir d’un rendez-vous. Car sans consultation vétérinaire (donc sans matériel d’analyse, radiographie, analyse coprologique à disposition....) il est souvent illusoire de croire que l’on peut soi-même tout auto-diagnostiquer. L’auto-médication peut également s’avérer totalement catastrophique : utilisation abusive de produits vétérinaires, antibiotiques... avec des conséquences potentiellement funestes pour votre animal.

Conseils

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now