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Histoires de plumes

Parce que Perma-plumes, c'est surtout une histoire d'amour. D'amours de piafs. 

Réflexion autour de la captivité.

Selon la définition littérale, l’amour “désigne un sentiment d'affection et d'attachement envers un être vivant ou une chose qui pousse ceux qui le ressentent à rechercher une proximité physique, spirituelle ou même imaginaire” (wikipédia).

Lorsque l’on évoque l’amour, nous pouvons nous retrouver face à des réactions humaines très diverses. Mais concernant les animaux, une constante revient régulièrement, celle qui se traduit à travers un désir de possession (voir, d'objetisation). Ce sentiment est le plus souvent inconscient par les propriétaires d’animaux, qui pour le coup, méritent bien leur dénomination.

Les personnes possessives mettent l’objet de leur affection en cage pour le garder près d’eux et assurer la sécurité, pensent-ils, de leur animal face aux dangers de l’extérieur. Une prison souvent dorée et colorée de jouets destinés à amuser le malheureux détenu. L’animal, souvent maintenu seul, verra sa cage consciencieusement nettoyée, avec pour alimentation les graines préconisées par les vendeurs en animalerie. Le propriétaire de l’animal aura l’impression de bien faire, d’aimer son oiseau.

 

Un oiseau étant incapable de parler de son mal être, aura la plupart du temps, des comportements qui n’inquiéteront pas le propriétaire. Selon les espèces, les oiseaux tolèrent bien l’enfermement et la privation sociale sans manifester de troubles comportementaux apparents. Autrement dit, l’oiseau semble vivre sa vie dans une espace ridicule, il s’alimente, se lisse les plumes, prend son bain... Sous l’oeil de son humain admiratif et fier.

L’humain en question ne fera pas le rapprochement entre le fait que l’oiseau tombe malade et la maintenance physique de l’oiseau. L’absence d’exercice, trop souvent imposée par la vie captive, provoque des désordres physiologiques : obésité, atteinte du foie, troubles digestifs, atrophies musculaires... Couplée avec une alimentation industrielle et de piètre qualité (graines sèches uniquement, et pire encore, des graines sèches et des friandises du commerce), l’oiseau ne peut être en bonne santé.

Aimer son oiseau signifie aller au-delà de son simple plaisir personnel et implique de se mettre à la place de l’animal. Un oiseau captif étant malheureusement dépendant de l’humain, tout au moins en partie, il est de notre devoir de comprendre ses besoins pour pouvoir lui offrir un environnement de vie adéquat.

Aimer les oiseaux et comprendre leurs besoins.

  1. L’alimentation.

Un oiseau captif a les mêmes besoins nutritionnels qu’un oiseau sauvage : c’est-à-dire qu’il nécessite une alimentation diversifiée et adaptée à son espèce. Ce n’est pas parce qu’un oiseau est principalement granivore ou insectivore que son régime est strictement composé de graines ou d’insectes purs. La plupart des espèces ont des régimes finalement assez mixtes. Par exemple, concernant des oiseaux qualifiés de purement granivores comme les pigeons ou les tourterelles, ceux-ci consomment aussi de la verdure, des jeunes pousses de plantes, des baies, des insectes ou des larves, à l’occasion. Les protéines animales sont d’ailleurs utiles pendant les périodes de mue ou de froid. Ils consomment également des minéraux qu’ils stockent dans leur gésier pour broyer les graines consommées.

Lorsque l’on héberge un oiseau chez soi, il faut tenter de comprendre comment les espèces sauvages proches fonctionnent. Un perroquet captif a exactement les mêmes besoins qu’un perroquet sauvage. La distinction que nous faisons entre les deux est une discrimination purement humaine.

2. La sociabilité

Un oiseau captif a les mêmes besoins sociaux que les oiseaux sauvages : les oiseaux sont rarement faits pour vivre seuls, ils ont besoin la plupart du temps d’un congénère de leur espèce et d’avoir un partenaire sexuel avec qui ils forment un couple, souvent à vie. Pour le cas des pigeons, mâle et femelle restent ensemble jusqu’à ce que la mort les sépare. Le fait que les couples soient durables dans le temps est sans doute un avantage sélectif : ils sont ainsi plus efficaces pour nicher chaque année et assurer le succès de la survie des jeunes. Le père et la mère se mobilisent pour élever leurs petits. La majorité des espèces vivent en couple à l’année, mais certaines vivent en groupe en hiver et se mettent en couple uniquement pendant les périodes de reproduction. Donc soit les oiseaux sont en groupe communautaire, soit ils sont en couple, soit les deux à la fois. Les espèces solitaires sont exceptionnelles dans le monde aviaire. Elles se retrouvent plus facilement chez les espèces prédatrices telles que les rapaces. Le groupe est un avantage pour survivre lorsque l’on est un animal vulnérable et la proie de prédateurs, beaucoup d’espèces ont donc ce profil social. Maintenir un oiseau seul en cage et le priver de sociabilité correspond à le priver d’une part très importante de son bien être.

3. La mobilité

Les oiseaux ont comme particularités d’être dotés d’ailes et de plumes. De la même façon que nous avons des jambes pour marcher, les oiseaux ont des ailes pour voler et se déplacer dans toutes les dimensions de l'espace (ou presque). S’ils n’utilisent pas leurs ailes, leurs muscles s’atrophient et des désordres physiologiques apparaissent. De nombreux oiseaux ont des troubles métaboliques (problèmes hépatiques, pathologies digestives, baisse du système immunitaire...) directement liés à leur inactivité. La prise en compte de l'espace est donc le critère numéro un pour loger un oiseau chez soi. La cage n'est jamais adaptée aux oiseaux : elle peut être une solution temporaire mais en aucun cas un lieu de vie propice à la bonne santé des oiseaux. On peut dire que les oiseaux s'adaptent bon gré mal gré aux conditions de vie que nous leur imposons, mais ils en pâtissent toujours. Même un simple canari a besoin d'espace pour se mouvoir, sautiller, se percher et pour lancer ses longues sérénades vocales du haut d'une branche. Les petits serins, capucins et autres diamants australiens sont très souvent vendus comme étant les oiseaux d'appartement idéaux à détenir en cage,  du fait de leur petite taille. Or ce sont des oiseaux très actifs et mobiles, ils seront toujours infiniment mieux en volière extérieure avec de la végétation que dans une cage du commerce avec des perchoirs en plastique ! 

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